J338 – F365
I know that He exists.
Somewhere — in Silence —
He has hid his rare life
From our gross eyes.
’Tis an instant’s play.
’Tis a fond Ambush —
Just to make Bliss
Earn her own surprise!
But — should the play
Prove piercing earnest —
Should the glee — glaze —
In Death’s — stiff — stare —
Would not the fun
Look too expensive!
Would not the jest —
Have crawled too far!
_____
Qu’Il existe je le sais.
Quelque part – dans le Silence –
Il cela sa rare vie
À nos yeux par trop grossiers.
C’est d’un instant le jouet.
C’est Traquenard enjoué –
Juste fabriquer l’Extase
Lui vaut sa propre surprise !
Mais – se fît-il que le rire
Poignît vraiment jusqu’au pire –
Que la joie – fût le vitreux –
De la Mort – à l’œil – sans yeux –
Serait-ce pas que les jeux
Semblent un peu trop coûteux !
Serait-ce pas que la farce –
Verse du côté des garces !
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J337 – F363
I know a place where Summer strives
With such a practised Frost —
She — each year — leads her Daisies back —
Recording briefly — “Lost” —
But when the South Wind stirs the Pools
And struggles in the lanes —
Her Heart misgives Her, for Her Vow —
And she pours soft Refrains
Into the lap of Adamant —
And spices — and the Dew —
That stiffens quietly to Quartz —
Upon her Amber Shoe —
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Je connais un endroit où l’Été se collette
Avec un Gel si bien rompu –
Que – chaque année – il déroute ses Pâquerettes –
Notant brièvement « Perdues » –
Mais quand le Vent du sud vient émouvoir l’Étang
Et batailler dans les chemins –
Son Cœur lui fait quant à Son Vœu, qu’il Se repent –
Et jusqu’au giron de l’Airain
Voici qu’il s’en va répandre de doux Refrains –
Des arômes – de la Rosée –
Qui en toute quiétude raidissent en Quartz –
Sur l’Ambre de son Soulier –
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J336 – F395
The face I carry with me — last —
When I go out of Time —
To take my Rank — by — in the West —
That face — will just be thine —
I’ll hand it to the Angel —
That — Sir — was my Degree —
In Kingdoms — you have heard the Raised —
Refer to — possibly.
He’ll take it — scan it — step aside —
Return — with such a crown
As Gabriel — never capered at —
And beg me put it on —
And then — he’ll turn me round and round —
To an admiring sky —
As one that bore her Master’s name —
Sufficient Royalty!
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Le visage avec moi que j’emporte – l’ultime –
Quand du Temps je n’aurai plus rien –
Par quoi – tenir mon Rang – du côté d’Orient –
Ce visage – sera le tien –
Et je le remettrai entre les mains de l’Ange –
Tel – Monsieur – était mon Brevet –
Dont peut-être parmi les Saufs – dans des Royaumes –
Vous avez entendu parler.
Il le prendra – le parcourra – s’éloignera –
Avec un bandeau si insigne
Reviendra – Gabriel n’en mignota de tel –
Me suppliant que je m’en ceigne –
Devient un ciel admiratif – il me fera
Tourner ensuite – et retourner –
Pour être une qui porte le nom de son Maître –
En suffisante Royauté !
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J335 – F528
’Tis not that Dying hurts us so —
’Tis Living — hurts us more —
But Dying — is a different way —
A Kind behind the Door —
The Southern Custom — of the Bird —
That ere the Frosts are due —
Accepts a better Latitude —
We — are the Birds — that stay.
The Shiverers round Farmers’ doors —
For whose reluctant Crumb —
We stipulate — till pitying Snows
Persuade our Feathers Home.
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Ce n’est pas que Mourir nous meurtrisse de tant –
C’est Vivre – il meurtrit plus encore –
Mais Mourir – est d’un agissement différent –
Un Genre au revers de la Porte –
La Coutume Méridionale – de l’Oiseau –
Avant la date des Gelées –
Laquelle accepte une Latitude meilleure –
Nous – sommes les Oiseaux – restés.
Les Trembleurs à l’entour des portes des Fermiers –
Dont nous stipulons – réticente –
La Miette – tant qu’à rentrer nos Plumes convainque
Une Neige compatissante.
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J334 – F380
All the letters I can write
Are not fair as this —
Syllables of Velvet —
Sentences of Plush,
Depths of Ruby, undrained,
Hid, Lip, for Thee —
Play it were a Humming Bird —
And just sipped — me —
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Toutes les lettres que je puis écrire
N’ont rien du charme que voici –
Syllabes de Velours –
Phrases de Peluche,
Profondeurs de Rubis, inentamées,
Dissimulées, Lèvre, Pour Toi –
Agis comme si ce fût Oiseau Mouche –
Et il viendrait de me – lamper –
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J333 – F379
The Grass so little has to do —
A Sphere of simple Green —
With only Butterflies to brood
And Bees to entertain —
And stir all day to pretty Tunes
The Breezes fetch along —
And hold the Sunshine in its lap
And bow to everything —
And thread the Dews, all night, like Pearls —
And make itself so fine
A Duchess were too common
For such a noticing —
And even when it dies — to pass
In Odors so divine —
Like Lowly spices, lain to sleep —
Or Spikenards, perishing —
And then, in Sovereign Barns to dwell —
And dream the Days away,
The Grass so little has to do
I wish I were a Hay —
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L’Herbe elle a si peu qu’il lui faille faire –
Une Sphère de simple Vert –
Rien qu’à Papillons nés elle s’affaire
Et Abeilles à divertir –
Et tout le jour frémir aux gentils Airs
Que les Brises lui rapportèrent –
Dans son giron garder l’éclat Solaire
Et révérence à tout offrir –
Et filer les Rosées, aux nuits, Perlière –
Et se faire soi si altière
Qu’une Duchesse serait bien vulgaire
Pour elle d’en compte tenir –
Et même quand elle meurt – devenir
Si divin Bouquet à sentir –
En Modeste épice, mise à dormir –
Ou comme des Nards, expirèrent –
Et vivre ensuite, aux Fenils Souverains –
À songer les Jours au lointain,
L’Herbe elle a si peu qu’il lui faille faire
Que j’aimerais bien être un Foin –
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